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! Les auteures féminines de bandes dessinées au Cameroun : le cas du Mboa BD
Le Mboa bd est un festival international dédié à la bande dessinée. Il se tient tous les ans au Cameroun, et accueil en son sein des auteurs et des invités venus des 4 coins de la planète. Organisé par le collectifs A3 et Trait Noir depuis 2010, L’Edition 2017 a été particulièrement riche en couleur. L’ambiance et la bonne humeur étaient au rendez-vous. C’est donc à l’occasion de cette 8eme Edition survenue du 29 novembre au 6 decembre2017 à Douala et à Yaoundé que les auteures Elyon’s, Reine Dibussi et Idah on honorer de leur présence dans le festival.
Dans le cadre de cette 8eme édition, plusieurs auteures ont répondu présent, et ont eu l’occasion de présenter leurs œuvres notamment : La vie d’ebene Duta (LVDD) le tome 1 et le tome 2 d’Elyon’s. La bd est l’histoire d’une jeune fille intelligente dont les aventures de la vie ont rendu mature. Elle est caractérisée dans la BD comme une jeune fille simple sans complexe entreprenante et dynamique. Idah Razafindrakoto était elle aussi présente, elle n’a pas manqué de présenter les planches de sa bd intitulée : « j’ai déménagé au Cameroun », elle a aussi animé des ateliers et assister à des interventions en milieu scolaire. Enfin, le Mboa bd Edition 8 a été l’occasion pour l’auteure camerounaise Reine Dibussi de présenter Mulatako son premier album, qui est une auto-édition.
Mulatako c’est le périple de l’héroïne JEMEA, un jeune esprit de l’eau et de ses trois ami.e.s. C’est une série de quatre volets et ce n’est que la première partie qui a été présentée lors du festival. L’histoire est inspirée d’un mythe commun aux peuples du grand groupe Sawa au Cameroun, et plusieurs peuples africains. Une histoire de science-fiction africaine, tout en couleur et en rebondissement. Une bd qui laisse paraitre le style de l’auteur qu’elle ne manque pas de décrire.
Le réalisme, le semi réalisme et la caricature : voilà ses styles. Elle diversifie les genres (fantastique, science-fiction… .) pour la satisfaction de son public, qu’il soit adulte ou enfant. Elle varie ainsi ses dessins comme la plupart des auteurs camerounais. Pourtant plus jeune, il ne lui est jamais venue à l’esprit de faire du dessin.
Reine avait d’autres ambitions plus jeune, elle voulait être astrophysicienne. Mais plus tard, sa passion pour le dessin a finalement pris le dessus. Elle a été découverte par le public de Yaoundé à l’institut français, ou elle y présentait ses différents dessins et a pu donner un aperçu de ce qu’elle peut produire en tant qu’artiste 2D. Bédéiste-portraitiste, c’est avec passion qu’elle exerce dans ce métier. Son coté féministe qu’elle revendique d’ailleurs pleinement se démontre par ces propos. « On s’attend à ce que les femmes dessinent et parlent de choses qu’on attribue aux femmes et moi c’est quelque chose que je veux casser » .Et elle réussit à le casser avec Mulatako qui intéresse tout le monde homme comme femme et enfant aussi. En dehors de travailler sur Mulatako, Reine réalise des portraits pour des particulier.
Reine est une artiste plein de talent de 31 ans dont la carrière s’annonce prometteuse. Sa bd a été fortement sollicité pendant le festival et ses fans sont impatient de lire la suite de la cette belle aventure. Actuellement, elle se dépense fortement dans la suite de Mulatako, histoire de satisfaire les fans impatients.



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