24H de la BD au Mboa : La vision made in Cameroun |
Festival International de la bande dessinée du Cameroun
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24H de la BD au Mboa : La vision made in Cameroun

La date du 12 Mai 2022 a marqué le départ du challenge « 24H de la BD » organisé par le Mboa BD festival en collaboration avec le Goethe Institut Kamerun. Le challenge a débuté à 17h précises avec comme point d’arrivée, le lendemain à la même heure. Cela a fait exactement 24h pendants lesquelles les compétiteurs avaient pour challenge de produire une Bande dessinée de 24 pages pendant ce laps de temps.

Le festival a ainsi mis en lumière des compétiteurs de talent avec des projets aussi originaux les uns que les autres. Mais au préalable, il est important de comprendre la vision de ce challenge. Sachant qu’il est le premier du genre organisé essentiellement par un festival local pour le compte de toute l’Afrique subsaharienne. Nous avons rencontré le coordonnateur de cet évènement, Paterson Sikoué qui est membre du comité d’organisation du Mboa BD festival. Il a éclairé notre lanterne sur les visions et les ambitions du festival concernant le concept « 24H de la BD au Mboa ».

« Notre vision est de développer un « 24H de la BD » made in Afrique et de pouvoir réunir les auteurs du Cameroun et de toute l’Afrique »

Paterson Sikoue

I) LA VISION DERRIÈRE LE « 24H DE LA BD AU MBOA »

MBOA BD : QUELLE EST LA VISION DES “24H DE LA BD” AU MBOA » ?

Paterson Sikoue : Il y a un point de départ. Cela fait pratiquement cinq ans que le festival Angoulême a mis un terme à ce concept phare francophone. La dernière édition eut lieu en 2017, et connu une forte participation des Camerounais. Le concept 24H de la BD est donc connu internationalement. Il y a beaucoup d’auteurs de la nouvelle génération qui n’auront pas la chance de découvrir un challenge de ce genre à travers le continent. Alors nous au Mboa BD festival, nous nous sommes dit, pourquoi ne pas donner l’occasion aux nouveaux talents de participer à l’un des plus gros défis pour les artistes dessinateurs.

Le fait de s’asseoir et réaliser 22 planches de BD avec deux couvertures, demande beaucoup de concentration et beaucoup de détermination. Donc en gros, notre vision est de développer un « 24H de la BD » made in Afrique. Mais aussi, de pouvoir réunir les auteurs du Cameroun et de toute l’Afrique. Ce n’est que la première édition au Mboa, mais nous avons déjà enregistré la participation de 4 pays dont: le Cameroun, le Benin, le Burkina Faso et le Congo Brazzaville. Cela va au-delà de nos espérances pour un début, alors nous sommes plutôt confiants en l’avenir.

MBOA BD : COMMENT APPRÉCIEZ-VOUS LE DÉROULEMENT DE CE CHALLENGE ?

Paterson Sikoue : Tout d’abord, je tiens à préciser que le challenge se déroule de deux manières. En présentiel, et à distance. Il y’a donc des participants qui sont avec nous in situ dans l’enceinte du Goethe Institut. Tandis qu’il y en a d’autres qui n’ont pas pu se déplacer ou qui sont à l’étranger. Avec ces derniers, nous travaillons de concert via l’envoi des contraintes par mail et un maintien du contact par des messages et appels vidéo sur WhatsApp.

C’est la première solution multimédia que nous avons pu adopter mais qui sera améliorée à la prochaine édition. Et ce n’est pas la seule contrainte que nous avons rencontrée. La prise en compte de la gestion des frais de déplacement pour les nationaux résidants hors de Yaoundé n’a été confirmée qu’à 4 jours de l’évènement. Tandis que la prise en charge des candidats internationaux n’a pu être programmée que deux jours plus tard. Tout cela constitue des manquements à corriger lors des prochaines éditions. Cependant, les candidats que nous avons enregistrés ont été vraiment des candidats de qualité.

II)  LE DÉROULEMENT DE LA PREMIÈRE ÉDITION DU CHALLENGE AU MBOA

MBOA BD : VOUS AVEZ ORGANISÉ CE CHALLENGE EN COLLABORATION AVEC LE GOETHE INSTITUT, COMMENT CELA SE MATÉRIALISE-T-IL ?

Paterson Sikoue : En effet, le Goethe institut est le co-organisateur de cet évènement. De ce fait, le Goethe institut nous accueille en son sein. Ils nous offrent toute la logistique nécessaire pour que les artistes soient à l’aise physiquement comme mentalement. Car pour tenir 24H éveillé et rester créatif, il faut définitivement être dans les meilleures conditions.

MBOA BD  : QUELLES SONT VOS ATTENTES DÉSORMAIS ET À QUOI LES CANDIDATS DOIVENT-ILS S’ATTENDRE POUR LA SUITE ?

Paterson Sikoue : Les participants ont été constamment tenus informés des étapes à franchir pour accéder à un autre module du défi. Ces modules se sont manifestés par des tranches horaires marquées pars différentes contraintes qui venaient corser le défi. Il y en avait trois, interrompues par des pauses nécessaires pour se sustenter.

Note : Une contrainte de « 24h de la BD » est une exigence présentée aux participants, un élément obligatoire devant figurer sur l’ensemble des travaux et dont le respect est pris en compte au moment de l’évaluation par le jury.

Paterson Sikoue : Notre ambition est d’éditer un collector qui réunira les projets respectifs des différents participants. Et qui pourra, pourquoi pas, porter le titre du thème du challenge de cette édition. Grace aux efforts des artistes, nous espérons de vendre ce concept au plus grand nombre. Afin de bénéficier d’une plus grande lumière sur le festival en général, et attirer des partenaires dont des éditeurs, qui pourraient contribuer à l’Edition dudit collector.

Rendus au terme de cet entretien, nous ne pouvons qu’espérer que ce concept prenne véritablement son envol. Afin de stimuler la vie du 9e Art au Cameroun et en Afrique. Vivement aussi, que les artistes du continent s’en approprient. Afin que le « 24H de la BD au Mboa » devienne un rendez-vous incontournable.

VIVEZ LES 24H DE LA BD

En Visionnant Quelques Extraits Du Live ?

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